Mardi 2 et mercredi 3 juillet 2019
Cité des Sciences et de l'Industrie - Paris

Atelier : Crise et conflit dans les pays partenaires : Réaction des collectivités territoriales européennes. Les cas de l’Ukraine et du Nicaragua

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L’Organisation des Nations Unies définit un Etat fragile comme celui qui présente une fracture profonde des liens sociaux au sein d’une partie ou l’entièreté de la société, ou l’absence d’une gouvernance effective capable de répondre aux besoins les plus basiques de la population. Les conflits peuvent être l’origine ou une éventuelle conséquence d’une telle fragilité.
Chaque contexte de conflit ou de crise doit faire l’objet d’une analyse spécifique, il est possible d’identifier un élément commun : c’est au niveau des villes que les conséquences des conflits et des crises sociétales, politiques, ethniques ou territoriales, sont les plus visibles. La violence et l’absence de sécurité, l’impact sur l’approvisionnement des services basiques (hôpitaux, écoles, installations d’eau, etc.), les pressions démographiques suite à des déplacements de population internes, entre autres, touchent d’avantage la vie et la gestion des villes. C’est également au niveau des villes que l’érosion de la cohésion sociale se reflète plus clairement par la perte de confiance inter-groupes et vis-à-vis des instances de pouvoir. Une paix durable est difficilement imaginable sans le rétablissement de cette cohésion sociale. La diversité linguistique et culturelle peut être également facteur de tensions. Les effets d’un conflit ou d’une crise peuvent donc être ressentis loin de l’épicentre.

En Ukraine, plusieurs villes au centre du pays ont dû répondre à l’arrivée de réfugiés suite au conflit qui affecte la partie est du pays. D’autre part, depuis 2014, dans sa coopération avec son voisin oriental, l’Union européenne encourage la coopération transfrontalière, les partenariats pour le développement économique local et l’efficacité énergétique et met l’accent sur la lutte contre la corruption comme levier de stabilisation du pays et une amélioration des conditions de vie de la population.

Au Nicaragua, la rupture sociale et politique avec le pourvoir a déclenché des épisodes de grande violence, de répression et de violation des droits humains dans la plupart des villes du pays depuis le 18 avril 2018, avec de nombreux morts. La brutalité de la répression a provoqué des milliers des pertes d’emplois, la fermeture de petites et moyennes entreprises, plus de 500 personnes en prison et l’exil de plus 50 000 Nicaraguayens au Costa Rica. De nombreux liens de coopération unissent des villes européennes avec des villes au Nicaragua et en Ukraine. Comment ont-elles réagi suite aux dernières évolutions du contexte politique et sociétal dans les deux pays ?
Cette session propose une analyse croisée considérant deux cas très différents, pour analyser quelles stratégies s’offrent aux collectivités locales ayant des partenariats dans un contexte de violences, de conflit ou de répression, et quelles conditions peuvent soutenir ou bien déconseiller le maintien des liens de coopération face à un conflit ou à la violation des droits humains.

Animation
- Laia Vinyes Marcé, Chargée de projet, PLATFORMA

Intervenants
• Julia Soldatiuk, Responsable des projets Europe et Caucase, VNG International (Association des Municipalités Néerlandaises)
• Nazar Mykoluyk, Conseiller sur les personnes déplacées et la protection sociale, Association des villes ukrainiennes
• Cémence Buchet Couzy, Chargée de mission éducation à la paix, Société religieuse des Amis (QCEA)
• Christophe Gaigne, Conseiller municipal, délégué au jumelage et à la solidarité internationale, Ville de Champigny Sur Marne (à confirmer)



Informations pratiques


- Horaire : 3 juillet 2019, de 09h00 à 10h30
- Salle : Salle 2
- Type : Atelier 2

Localisation de la salle




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